@CAMPUS

Une pédagogie basée sur l’utilisation d’outil collaboratifs pour le partage d’activités et de ressources, afin de former à la Collaboration, L’Autonomie, la Mutualisation, pour la Professionnalisation dans les Universités X (enrichies des collaboration avec) la Société.

L’ensemble des étudiants inscrits en Master 2 MIAGE ont étés invités à venir visiter (à distance et en mode asynchrone) l’espace virtuel ouvert dans @CAMPUS pour porter le travail collaboratif du groupe. Ils y ont trouvé une liste à compléter. Elle est intitulée « liste des étudiants- mail ». C’est le moyen de renseigner un annuaire du groupe qui se constitue au fur et à mesure des arrivées dans l’espace. Il y a aussi un espace de discussion (journal), un agenda des rendez-vous importants du projet MASTER2MIAGE (outil Google)… Au début, c’est tout. C’est une configuration d’accueil et il ne faut pas saturer les esprits, seulement prendre soin des nouveaux arrivés…



Une « signalisation » organise l’espace, guide la découverte des différents objets d’information, et appelle à la participation et aux échanges qui, petit à petit, au fil des apports successifs de chacun du groupe, ont fondé un sentiment d’appartenance et des habiletés avec les outils de l’espace. Il y a moyen de faire appel à une hotline technique ou à une hotline pédagogique en cas de difficulté, mais personne ne s’en est jamais servi. Tout est très ergonomique.

Le facilitateur a distillé au fil du temps documents argumentatifs, supports théoriques, dans des dossiers à thème (MSI cours, MSI compléments, Coûts des SI- liens et documents, Alignement et stratégie – liens…) Lorsqu’il propose un travail personnel ou de groupe : Sujet, modalités, délais sont les éléments de la consigne – médiation d’enrôlement- qui est inscrite de façon représentative dans une « bulle » et reste rémanente. De temps en temps d’autres « bulles », médiations de compétence, ou méthodologiques, viennent la suppléer selon la vocation du « facilitateur » à « faciliter » sans diminuer la complexité ! Les uns et les autres déposent leurs travaux au vu et au su de tous dans l’espace. En un clic, ce qui était sur leur ordinateur personnel est maintenant dans le Cloud de l’université, archivé, nomenclaturé, signé. Dans un second temps, ils peuvent, à la lecture des productions de leurs camarades, amender et enrichir leur réflexion et leur réflexion. Certains sont systématiquement en retard pour rendre leur copie : Les espaces virtuels ne changent pas la réalité des comportements individuels face à une contrainte et au contrat didactique…


Ils ne se sont pas gênés pour, eux aussi, à discrétion créer des espaces virtuel de travail pour des sous-groupes qui se sont spontanément organisés.

Le facilitateur mais aussi chacun des apprenants a pu solliciter des experts de la vie civile. Au départ cela a simplement été des encadrants des stages en entreprise au travers de leur lecture critique de leurs travaux ou des références du monde scientifique au travers d’articles publiés sur le web, ou des témoignages de professionnels en direct et en mode synchrone par des questions menées en mode chat à distance. Il y a donc dans cet espace tout un réseau d’acteurs…apprenants, témoins de la vie civile, experts tous sont ont pu à un moment ou à un autre, consciemment ou pas jouer le rôle de facilitateur auprès d’un des apprenants. Ce don réciproque alimente aussi cet espace virtuel d’un élément immatériel et qui ne se manifeste que de loin en loin mais très réellement : Une bienveillance qui contribue à l’ambiance.

Tout est possible et l’afflux des propositions originales du facilitateur engage les apprenants à ne pas brider leur propre imagination des moyens de faire vivre cet ou ces espaces virtuels et conséquemment le groupe des apprenants et les apprentissages. Du coup, très rapidement, chaque thème abordé dans l’année de travail est l’occasion de créer une nouvelle « salle à la demande » où les informations s’ajoutent les uns aux autres sans perdre en pertinence grâce aux outils de signalisation qui sont utilisés pour signaler une nouveauté ou un point particulièrement important.

Ces espaces virtuels permettent au facilitateur, associé aux témoins-facilitateurs de rappeler aux apprenants la productivité (voire le plaisir) du travail collectif, de la co-construction de savoirs ainsi que les contraintes de la vie ensemble qui les soumets quelque peu à une gestion du temps et de leur production individuelle. Tous aspects qui seront fort utiles pour leur vie professionnelle future.

L’année se terminera, les espaces virtuels seront archivés. Chacun pourra en garder une copie et avoir accès à tous les documents rassemblés pendant l’année. C’est déjà un peu dense mais comme chacun a été témoin de l’élaboration de l’ensemble, ce n’est pas abscons. C’est un peu iconique de la densité des savoirs qu’ils se sont appropriés.

L’année suivante, tandis que les jeunes diplômés seront invités à continuer à participer aux nouveaux espaces de la nouvelle année en compagnie des jeunes cadets qui leurs succèdent, ils deviennent eux-mêmes facilitateurs subsidiaires. Cela permettra d’insérer le phénomène de la recherche d’emploi et de la mise en adéquation avec le monde du travail dans la construction des savoirs universitaires. L’enseignant a dans ses archives des ressources intéressantes qu’il pourra réutiliser ou renouveler par des liens véritablement en rapport avec l’actualité de la recherche et des pratiques dans son domaine. C’est là aussi qu’est sa responsabilité. C’est par un travail méticuleux de recherche des ressources les plus pertinentes qu’il témoigne lui aussi de son investissement auprès des apprenants. Heureusement que @CAMPUS lui facilite la tâche !

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